Présentation

Réseau Régional de Cancérologie

 

Le réseau régional de cancérologie est défini dans le plan cancer 2003 – 2007 (mesure N° 29) comme une organisation pivot dans le champ sanitaire. Cette organisation répond à une mission d’amélioration continue de la qualité des soins en cancérologie, couvrant les activités de traitement et de suivi nécessaires à la prise en charge globale des patients atteints de cancer.

Plus particulièrement, le réseau de cancérologie de la région Normandie a pour missions, conformément à la circulaire DHOS/CNAMTS/INCA/2007/357 du 25.09.2007:

  • la promotion et l’amélioration de la qualité en cancérologie en diffusant à ses adhérents les recommandations nationales et les référentiels régionaux élaborés, en organisant une fonction de veille sur l’actualisation des référentiels et en développant des audits qualité ;
  • la promotion d’outils de communication et d’échanges sécurisés de données médicales, communs au sein de la région, dont le Dossier Communicant en Cancérologie (DCC) constitue l’un des points clés ;
  • le soutien à la formation continue
  • le recueil et l’analyse régionale des données relatives à l’activité de soins, alimentés notamment par les 3C, ce qui permettra d’élaborer le tableau de bord régional de cancérologie
  • l’évaluation des membres et des pratiques au sein du réseau
  • l’information des professionnels de santé et l’information des patients, des proches et du public :

-a) relative au réseau régional lui-même (objectifs, missions, adhérents, fonctionnement, actions…),

-b) dédiée aux patients et à leurs proches : structures tels les Espaces de Rencontre et d’Information (ERI), l’Espace Social Cancer (du CHU), les kiosques en ville, constitution d’un fonds documentaire, analyse des besoins….

-c) relative à l’offre de soins régionale et adaptée respectivement aux professionnels de santé et aux patients.

  • le soutien à la recherche clinique
  • l’accompagnement du développement des soins de support dans la région la contribution au développement d’actions de prévention et de dépistage.

Rôle et missions :

 

Un réseau pour quoi faire ?

  • Améliorer la prise en charge tout au long des différentes phases de la maladie cancéreuse.
  • Favoriser l’accès de tous à des soins de qualité, dans les meilleures conditions de sécurité, d’équité et de qualité de vie.
  • Développer une prise en charge de proximité quand les conditions de sécurité et de compétences le permettent.
  • Améliorer la morbidité et la mortalité liée aux affections cancéreuses.

Avec qui ?

Tous les acteurs de santé impliqués dans la prise en charge des cancers :

  • Etablissements de santé publics et privés,
  • Professionnels de santé,
  • Associations de médecins, sociétés savantes, réseaux de santé,
  • Représentants des usagers.

Comment les acteurs du Réseau sont-ils désignés ?

  • Ils adhèrent volontairement au Réseau et s’engagent sur la « charte qualité du Réseau ». Ils peuvent le quitter à tout moment.

A quoi s’engagent-ils ?

  • A développer la pluridisciplinarité par la concertation des professionnels impliqués dans la prise en charge des cancers.
  • A respecter des référentiels de qualité ou des guides de pratiques et à harmonier ces pratiques au niveau régional.
  • A développer pour les établissements de santé des actions de collaboration par la signature de conventions qui définissent le cheminement du patient et ce que les établissements doivent faire de façon optimale.
  • A s’investir dans la formation en cancérologie.
  • A développer la prévention, le dépistage, la recherche, les soins palliatifs et la lutte contre la douleur.
  • A déployer une démarche de qualité et d’évaluation de leurs pratiques en cancérologie et des collaborations qu’ils ont établies.
  • A assurer la continuité des soins s’ils décident de quitter le Réseau au cours de la prise en charge : ils proposent alors au patient une alternative lui permettant de bénéficier des prestations du Réseau.

Comment font-ils ?

  • Ils travaillent en commun sur des schémas de prise en charge diagnostique et thérapeutique par pathologie, sur des recommandations sur les différentes pratiques applicables à tous les stades des cancers en s’assurant de leur mise à jour régulière. Pour ce faire, ils s’appuient sur un cahier des charges élaboré par le Réseau.
  • Ils organisent des réunions de concertations pluridisciplinaires pour élaborer une stratégie thérapeutique adaptée à chaque patient et déterminée avant le début du traitement, s’appuyant sur les schémas et recommandations. Le résultat de cette concertation est consigné sur une fiche de synthèse intégrée au dossier médical. L’organisation de ces réunions doit répondre à un cahier des charges élaboré par le Réseau.
  • Ils échangent les informations par cette fiche de synthèse qui bénéficiera d’un format informatique.
  • Ils vérifient l’application des schémas et recommandations, des décisions pluridisciplinaires par la mise en œuvre d’enquêtes spécifiques.
  • Ils bénéficient par le Réseau d’une diffusion des schémas et recommandations.

Restent-ils indépendants ?

  • Les principes d’indépendance et de responsabilité individuelle des intervenants sont préservés, la concertation entre professionnels permettant une réflexion commune dans un objectif de qualité.
  • L’administration des soins relève de la responsabilité du prescripteur.

Les droits du malade sont-ils respectés ?

  • La charte du Réseau signée par tous les participants rappelle le respect du libre choix du patient, de son consentement éclairé à la prise en charge, de ses convictions et de celles de sa famille, de son droit à l’information et à la transparence de ces informations vers les partenaires du Réseau dans le respect du secret médical. Cette charte est à votre disposition sur le site Internet du réseau ou sur simple demande à l’adresse du Réseau.
  • La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades précise qu’une personne prise en charge dans le cadre d’un Réseau a droit au respect de sa vie privée et du secret des informations la concernant, mais prévoit que deux ou plusieurs professionnels de santé peuvent, sauf opposition de la personne dûment avertie, échanger des informations relatives à une même personne prise en charge afin d’assurer la continuité des soins ou de déterminer la meilleure prise en charge sanitaire possible.
  • L’informatisation de la fiche de décision des concertations pluridisciplinaires sera en conformité avec la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Dernières modifications le 6 février 2018 | Marina Le Clinche - Chargée de gestion/Web